aujourd'hui, je me suis construit un petit nid douillet en haut de cette tour d'argent dans laquelle je suis tapie! mon nid est le point de rencontre des chuchotements du vent qui me viennent des quatre coins du monde ramenant avec eux de bonnes et de mauvaises histoires a partager!
Ces yeux brillent.... ces yeux m'ignorent. Je ne sais pas ce qu'ils indiquent mais tout ce que je sais c'est qu'il est là... Il est là!!
Et.... moi aussi j'étais la. Mais corps sans âme bloqué! Rêve ou réalité, j'ignorais.
Pourquoi??? Je ne sais pas.....
Tout ce que sais, c'est qu'il était là. Inversée sur la vitre de ses yeux, entre corps et âme séparée.... un coeur et un point d'exclamation s'imposaient.
Pourquoi? je ne sais pas...
Ce que je savais cette fois, c'est qu'un temps est passé sans la moindre idée de tenter sa chance et me parler..
C'est bien par ses yeux que je comprenais... pour ma présence, pas de valeur à donner. Et les grains d'espoir se sont dispersés... Envie de moi, ce n'était pas dans ses projets.
Et moi dans le rêve je nageais... et moi dans la peine je me noyais..
Mais maintenant, plus la peine d'y penser.
Pourquoi??? je ne le sais toujours pas.
Ce que je sais, c'est que des jours se sont écoulés. Il s'est trouvé pareil à une statue dans ces scènes qui se sont déroulées.
Et sur une autre expérience le rideau s'est baissé.
il y a presque un quart de siècle, Une petite sorciere a pointé le bout de son nez dans ce vaste monde! Depuis, Erana a fait du chemin ! ce qu'elle attend de la vie, elle n'en sait encore rien! Ce qu'elle sait, c'est qu'elle se sent heureuse et pleine d'espoir! peut etre que finalement, cette nouvelle année de sa vie qui s'entame apportera son lot de tout ce qu'elle attend :)))
Au bord d'un âge, le musée d'un coeur installé à l'ombre de ses souvenirs ne peut exposer que le passé qu'il possède en réserve. Certes tout un passé n'est pas exceptionnel mais au moins il mériterait d'être en permanence exposé. la tradition de ce genre de musée remonte à fort loin dans le temps. seulement de nos jours, On ne cesse de se promettre des chimères. Un concours d'agonie, de détresse, est d'ailleurs étalé. Le sourire des héros est si doux, la défaite des victimes est si néfaste. Les coeurs assistent mais n'en font rien. Le musée du coeur croule sous la poussière. il ne sera fréquenté des lors que par quelques errants perdus ou par des frustrés fugitifs secoués par un mal, le leur. alors dites moi donc quand tout cela sera fini? Quand???
Lorsque le soleil se coucha derrière les hauts arbres de la jungle, elle revêtit le sari de feu. Nouée sur une épaule, étroitement drapée sur le buste et les hanches, la fine étoffe la moulait comme une seconde peau. « Jamais je n’aurai osé porter une telle toilette auparavant, se disait elle consciente de l’indécente beauté que la robe donnait à son corps. Tout à coup, un bruit lancinant de cimbales, de cris rauques et violents parvinrent à ses oreilles, tandis qu’une fumée écoeurante chatouillait ses narines par les vitres ouvertes. Soudain des ténèbres, jaillirent quatre hommes, vêtus de pagnes colorés, portant une litière de bambous garnie d’un épais tapis de pétales d’orchidées. Ils lui firent signe de s’y installer. A son arrivée, un silence religieux s’était brusquement abattu sur l’endroit. Musiques et chants avaient cessé. Alors majestueusement balancée sur sa couche odorante, elle fut conduite au cœur de la fête. Un gong d’une puissance extraordinaire se mit à sonner les douze coups de minuits. Quand ses derniers échos se furent éteints, les torches s’allumèrent sur le spectacle de la tribu en liesse. Des incantations aux sons gutturaux montaient de la foule prosternée à ses pieds. Soudain avec un cri strident, un homme sauta sur le cercle de la terre battue et se mit à gesticuler dans un mouvement endiablé. Bientôt, deux, trois autres danseurs se joignirent à lui. La chaleur devenait intenable, s’alourdissant des vapeurs acres. Elle commençait à se sentir mal à l’aise. Elle cherchait un visage familier du regard. Un verre d’eau lui aurait fait tant de bien. Une jeune fille s’approcha d’elle, lui tendit une coupe emplie d’un liquide clair sur lequel flottaient des rondelles de citron. C’était un don du ciel. Elle but avidement sans s’apercevoir que la douce pulpe de fruit masquait un filtre magique. On avait allumé des bâtons d’encens. Leur obsédante fumée voilait son regard et venait s’ajouter à l’ivresse latente qui s’emparait d’elle. De ces membres à ses joues, elle sentait monter une fièvre intense. Elle se sentait mal, très mal, de plus en plus fébrile et incommandée. Une autre jeune fille lui dit pour la rassurer : nos coutumes te paraissent étranges, mais il ne te sera fait aucun mal. Nos gestes sont d’amour et non de haine ou de vengeance. La tribu a voulu t’honorer en te choisissant comme déesse. Reste je t’en prie ; sinon la fête sera gâchée et le malheur pèserait sur nous pendant une année. Elle avait décidé de rester mais son regard fut happé par lui. Il s’était levé gravement. Trois femmes s’approchèrent de lui et otèrent sa chemise avec des gestes cérémonieux. Elle sourit avec sérénité quand ,escorté de trois hommes, elle le vit avancer vers elle. Un frisson la parcourut, il était d’une beauté sauvage sous l’éclat des torches enflammées. Se trompait elle ou cherchait il en la regardant fixement à lui faire comprendre quelque chose ? Ils se tenaient maintenant, debout, face à face, tandis que la tribu les acclamait du geste et de la voix. Elle comprit….. On voulait lui plaire alors on lui a fait l’offrande de l’amour d’un homme !! Elle ne voulait pas rompre l’enchantement, elle ne pouvait que se prêter à ce jeu dangereux. Des femmes s’approchèrent du couple symbolique et l’entoura de minces guirlandes de soie : c’étaient des fils magiques. Comme elle savait qu’elle ne revivrait plus jamais ces instants merveilleux, elle décida de s’y livrer pleinement, avec l’ardeur du désespoir. Une clameur s’éleva, la déesse semblait apprécier son offrande et on se félicita d’avoir su lui plaisir. Pour eux, s’ouvrait une année de prospérité……
Si l'amour est une comédie, cette comédie, vieille comme le monde, sifflée ou non, est, au bout du compte, ce qu'on a trouvé de moins mauvais... Si la pièce ne valait rien, tout l'univers ne la saurait pas par coeur. ( Alfred de musset)