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dimanche 13 mai 2007

Mon ennemi chéri (2)




Mon ennemi chéri!


Il m'a fallu une tonne de courage pour rassembler ces mots qui me viennent et pour t'écrire!
Ce billet aura-t-il la chance de trouver écho en vous?

Je me le demande. Peut-être ignorez-vous que je suis venue plusieurs fois pour vous offrir mes amitiés et mes consolations, Mais que finalement vous restiez encore et toujours aussi absent...

Rappelez-vous de nos discussions sur la recherche d'une paix de l'âme?

Je me suis aperçue récemment que j'avais atteint une part de mon cap horn sans m'en rendre compte.
Je sais que je ne fais qu'amonceler en désordre des tas de mots: un tel flot désordonné d'émotions me submerge, il me faut parler, parler pour remettre en ordre mes idées.

Je sais que nous avions coutume d'être amis par intermittence ( parce que notre amour de rivalité et cette envie de toujours nous défier l'emporte sur le reste) et bien qu'il y ait , dans nos discussions, un ou 2 incidents qu'il est préférable d'effacer, je ne vois pas pourquoi nous devrions laisser détruire ces relations?

Ne pouvons-nous être raisonnables et les oublier?

Voyez-vous mon cher ennemi, je vous connais très bien.
Vous pouvez, devant l'univers entier, vous montrer grognon, nerveux, intraitable et insondable. Je ne m'y laisse pas prendre!
Mon regard d'intuitive, récemment exercé, s'est posé sur vous pendant quelques heures. Mon regard a sondé votre âme!
En réalité, vous êtes bon, sympathique, tour à tour sage et fou et vous avez un regard!!

Mon dieu, un regard! on pourrait s'y perdre à plonger dans une âme faite de sensibilité.

Donc, je vous en pries, écoutez moi la prochaine fois que mon âme tâchera de vous parler: nous pratiquerons sur le temps une opération chirurgicale et nous l'amputerons de quelques semaines!!!

Rappelez vous cet après-midi où nous nous échappames, les jolies heures que nous avons eues!
Et bien, nous sommes au lendemain de ce jour!!

Je crois qu'il vaut mieux que je m'en tienne jusqu'à la!
Merci de bien vouloir m'écouter, mon cher ennemi, et puissie vous me pardonner ma franchise, mais je n'ai jamais très bien sur garder scellée en moi les choses qui me démangeaient!
Avec toute mon affection
E.

lundi 23 avril 2007

Mon ennemi chéri


Mon ennemi chéri!
Comme vous le voyez, j'ai des sentiments très amicaux à votre égard en ce moment. Quand je vous appelle par votre nom, je n'ai pas d'affection pour vous: j'en ai quand je vous traite d'ennemi.
Est ce que vous n'avez pas éprouvé de surprise en vous éveillant ce matin et en vous rappelant ce qui s'est passé?
Pendant deux minutes, je n'arrivais pas à trouver ce qui me rendait si joyeuse.
il ne fait pas encore jour, mais je suis bien réveillée, ne puis rester tranquille, et il faut que je vous écrive.
Mon cher, que vous êtes stupide!
comment aurais-je pu rêver tout ce temps que vous vous souciiez de moi alors que vous vous montriez si abominalement étranger?
Vous savez, chez la plûpart des hommes, on ne prendrait par une attitude comme la vôtre pour une marque d'affection.
ah! si vous me laissiez entrevoir la vérité, vous nous epargnerez à tous deux quelques souffrances!
Mais laissons le passé: regardons l'avenir et soyons reconnaissants.
Je me demande si, lorsque nous serons vieux, courbés, chancelants, nous pourrons regarder en arrière, sans regrets vers les jours que nous aurons vécus ensemble!
Qu'il est doux de voir s'ouvrir, une vie de travail et de joie, de petites aventures quotidiennes aux côtés d'une personne hors normes. L'avenir a cessé de m'effrayer, cela m'est égal de vieillir à votre côté.
" le temps n'est que le fleuve dans lequel nous pêchons."
Si je me suis mise à m'intéresser à vous, c'est que vous êtes une figure bien émouvante, mon très cher, et puisque vous ne voulez par arranger confortablement votre existence, il faut que je le fasse pour vous.
La nuit dernière, quand tout le monde fut parti, j'ai lutté contre la tentation de vous appeler. Je n'ai pas osé: j'ai encore des timidités!
alors, j'ai attrapé le recueil et me suis mise à le lire pendant des heures! c'est ce que je trouvais de mieux à faire puisque je ne pouvais causer avec vous.
Je me suis endormie la tête pleine de ces chansons d'amour et me voici, au petit jour, entrain de vous écrire.
au revoir, mon ennemi chéri, je vous........

E.